Naruto Ultimate Ninja Heroes

5 mai 2008

Avec ce premier jeu Naruto sur PSP, les fans ont été plutôt bien servis. Au lieu d’un bâclage semblable à l’épisode Ninja Council sur DS, la portable de Sony hérite d’un titre de la qualité des épisodes ps2. Une forte odeur de réchauffé donc, mais lorsque l’on vous ressert du caviar, vous l’acceptez avec bon coeur.

La première chose qui frappe une fois la galette insérée dans la console et le jeu lancé, c’est le nombre de choses à faire. Le mode « Héros » sert de décor à des combats en équipes de trois de difficulté croissante avec un petit arrière goût de mode survie (votre barre de vie ne se remplit que partiellement après les combats), le mode « Contre I.A » vous permet d’affronter un adversaire au choix dans l’arène que vous préférez et suivant la difficulté définie dans les options, le mode « Test Promotion » vous fait participer à des combats soumis à différentes règles plus ou moins contraignantes (oubliez-en une seule et vous perdez la rencontre), le mode sans fil vous permet d’affronter un ami et ce même s’il ne possède pas l’UMD, et enfin viennent les anecdotiques « Chez Naruto » (admirez les nombreux bonus préalablement débloqués) et « Bonus paramètres » (pour personnaliser les attributs de vos personnages), et les options. Autant dire que vous n’êtes pas près de vous ennuyer, ne serait-ce que le temps de débloquer les personnages cachés (sur les 20, seuls 14 sont disponibles d’emblée) et les artworks, thèmes musicaux et vidéos de fin. Par la suite, on revient au titre avec plaisir.

Les personnages accessibles dés le départ

Pourquoi? Parce que la PSP a beau nous avoir habitués aux prouesses techniques, elle nous démontre à présent sa capacité à ne pas trahir une oeuvre originale. Les arènes dans lesquels se déroulent les combats seront immédiatement reconnues par les fans, les personnages sont magnifiquement représentés dans une 3D « cel-shadisée », les attaques des personnages ont été fidèlement reproduites ainsi que leurs jutsus (3 par personnage, dont le plus puissant sert de prétexte à une petite séquence cinématique), bref, si l’on est fan on se sent immédiatement chez soi, et si on ne l’est pas encore, on découvre cet univers sans se sentir paumé. Nul besoin en effet de connaître l’anime ou le manga pour s’amuser, et c’est important, car les jeux « à licence » sont souvent pensés pour les fans. Ce n’est pas le cas ici, tout le monde peut savourer le titre en tant que jeu de combat et non pas comme un simple « produit dérive Naruto ».

Un extrait de la cinématique de la technique secrète d’Ino: quand la demoiselle est énervée, elle balance des bouquets d’aconit, empoisonnant l’adversaire à cette occasion…

Parlons du gameplay à présent. Une touche pour frapper, une autre pour utiliser les objets, une pour sauter, pour se mettre en garde, pour préparer votre technique secrète et pour faire défiler les objets. C’est tout. Celà peut paraître simpliste au premier abord, et pourtant. Contrairement à un Tekken qui mise sur les enchainements de touches pour réaliser les combos, Naruto Ultimate Ninja Heroes préfère vous laisser les sortir facilement car là ne réside pas la technicité des combats. Impossible de remporter un duel sans utiliser des shurikens ou un kunai explosif ramassés en détruisant certains éléments du décor, sans appuyer sur le bouton de garde avec le bon timing pour vous téléporter derrière l’adversaire (substitution), sans mettre à profit les techniques secrètes de chacun des combattants au bon moment, sans passer du premier plan de l’arène à l’arrière plan. Bref, ici ce ne sont pas tant les coups qui comptent que l’utilisation à bon escient de son environnement et de ses objets. Résultat, les joutes sont très techniques là où l’on ne les attendait pas. Les commandes ont beau être relativement semblables pour tous les protagonistes, chacun se joue de manière différente et il est important de toujours savoir ce que l’on fait.

Il est également possible de briser certaines parties du décor.

Car oui, le titre se montre vite impardonnable avec les joueurs occasionnels. Si en « facile » et en « normal » on s’en sort sans trop de bobos, les modes de difficulté supérieurs vous feront pester plus d’une fois contre cette I.A trop parfaite, qui frappe vite, multiplie les substitutions, les jutsus, récupère les objets pendant que vous vous relevez et vous assène finalement le coup de grâce sans que vous n’ayez pu faire quoi que ce soit. Autant dire que récupérer Orochimaru, Jiraya et Tsunade puis Kisame et Itachi en mode Héros ne sera pas une partie de plaisir. Enfin, une fois le mauvais moment passé on oublie vite ses déboires et on continue à s’amuser.

Les personnages supplémentaires ne sont pas l’unique récompense à la fin du mode Héros: choisissez une boite parmi les trois et vous découvrirez peut-être un des bonus qui manquent à votre collection.

La PSP a beau commencer à être bien lotie en matière de jeux de combat, cet épisode de Naruto est trop bien fichu pour que l’on passe à côté, et représente qui plus est une facette du genre unique. Beau, jouable, extrêment fluide, complet et long, même les non-fans n’ont que peu d’excuses pour s’en priver pour peu qu’ils aiment le genre. Les possesseurs d’un épisode de la série « Naruto Ultimate Ninja » sur ps2 pourront en revanche s’en passer puisque ce volet n’est, rappelons-le, qu’une adaptation.

Scénario
Les derniers combats de chaque étape du mode Héros suivent la chronologie du manga, mais c’est tout, il n’y aucune notion d’histoire dans aucun des modes du titre. Donc, pas de note.

Personnages
Ici c’est plutôt Masashi Kishimoto qu’il faudrait remercier avec cette note, puisque c’est lui qui a créé les personnages. En tout cas, qu’il s’agisse du bel et mystérieux Itachi, du très décalé et charismatique Rock Lee, de la craquante Hinata, impossible de ne pas en adorer au moins un… ni de tous les détester! Leurs styles de combat et leurs coups spéciaux sont fidèles au manga.

Technique
Pour de la PSP, ce n’est pas mal du tout. Les graphismes sont fins, le jeu d’une fluidité exemplaire même quand des parchemins explosent et de sympathiques animations donnent vie aux arènes.

Esthétique
Ici encore, c’est Monsieur Kishimoto qu’il faut remercier, puisque le jeu est une copie quasi conforme de l’oeuvre originale.

Musiques
Les musiques sont plutôt réussies et collent parfaitement au jeu, sans être jamais saoûlantes ni trahir l’ambiance.

Bruitages
Les bruitages sont très bons. En revanche, les voix anglaises, c’est un sacrilège pur et simple qui gâche vraiment la partie sonore du titre…

Jouabilité
Le jeu est accessible à tous sans pour autant être simpliste: du très bon boulot. Le seul regret concerne la touche de garde/substitution, sur le bouton R. Il n’est pas rare de mettre la console en veille en voulant simplement se protéger. Il est vivement conseillé de paramétrer la garde sur le bouton L…

Durée de vie
Que ce soit en versus contre l’I.A., contre un ami; ou dans les autres modes de jeux, il y a vraiment de quoi faire, surtout pour ceux qui désirent obtenir tous les bonus.

Les plus:

  • Beau et nerveux
  • Très complet et long
  • Technique
  • Un UMD suffit pour le multi (partage de jeu)

Les moins:

  • Difficile en solo
  • Simple portage
  • Pas de mode histoire
  • Pas de voix japonaises

En conclusion:

Pour leur premier passage que la portable de Sony, les ninjas crées par Masashi Kishimoto n’ont guère pris de risque en se présentant dans une adaptation solide de la série « Ultimate Ninja » sur ps2. En résulte un titre indispensable pour tout fan de jeux de combat qui ne serait pas allergique à Naruto, en attendant le second volet prévu pour Juillet 2008 en France.

NOTE FINALE:

Test rédigé exclusivement pour La cabane de jardin d’une geekette-kunoichi

Un Pc nommé Osef

4 mai 2008

Ceux qui me connaissent savent probablement déjà que la machine qui m’a donné tant de soucis au cours de sa première année et demie se nomme Osef.

Avec un nom pareil me direz-vous, rien d’étonnant à ce que ledit Pc aie pris un malin plaisir à planter, « Osef » signifiant la plupart du temps l’abrégé de « On S’En Fout »… Que je fasse partie de ces gens qui croient à cette espèce de superstition voulant que l’on nomme son Pc autrement que « Pc de untel », pourquoi pas, mais que je donne un nom aussi bizarre à mon compagnon de travail (faut pas que je dise « outil de travail » ou encore « poste de travail », il va se vexer… et j’ai pas envie qu’il foire le rendu que j’ai en cours de calcul) peut sans doute paraître bizarre.

Sauf qu’ici, ce nom est plus un hommage qu’autre chose. Un hommage à quoi? Eh bien c’est le sujet de l’article.

Tout commence il y a déjà un bon moment. Mes amis IRL rôlistes (eux aussi) et moi-même avions décidé d’expérimenter l’idée de l’un deux, à savoir adapter « La trilogie de Bartiméus » en jeu de rôle papier. Je ne résumerai pas ici les livres cités, ce n’est pas le but, donc sachez que nous incarnions des magiciens capables chacun d’invoquer un « serviteur » démon dans une sorte de monde contemporain alternatif. Nous avions tout le loisir de définir l’aspect de notre créature dans la limite des règles fixées par le maître du jeu, et je décidai d’incarner une espèce de papillon de nuit géant plus ou moins capable de muter autant en créature aux ailes style vitrail et trop kawaii qu’en quelque chose de plus inquiétant (plus tard je découvris que ma créature ressemblait énormément à ce que l’on appelle couramment les « hommes-papillons« ). J’étais déjà bien à la bourre par rapport à mes camarades (d’une part parce que pour une fois j’étais arrivée la dernière, d’autre part parce que les autres avaient mis au point les règles ensemble et avaient déjà préparé leurs créatures) et je retardais tout le monde. Le maître du jeu ne négocia pas trop quant à l’aspect de mon démon (quoique franchement à l’Ouest par rapport aux autres) et il ne me restait plus qu’à lui trouver un nom.

Trou blanc. Pas d’idée. J’hésitai cinq bonnes minutes… Plus ou moins lassé, le groupe commençait à lâcher « mais on s’en fout »! Et puis ce fut là que me vint l’idée… Osef… On s’en fout… Osef, ça colle plutôt bien…

Je finis ma partie avec mon démon-papillon nommé Osef muté en papillon de nuit aux ailes couleur camouflage et avec des grosses dents de vampire. L’expérimentation ne fut pas un fiasco complet mais je n’eux plus jamais l’occasion de rejouer avec Osef par la suite.

De nombreux mois plus tard. Me voilà devant mon Pc, à installer Linux avec un pote pour m’aider. A l’écran, la fenêtre-étape avec le choix du nom du Pc. Trou blanc. Pas d’idée. Une curieuse sensation familière, de déjà vu. Dans ma tête, une petite phrase: « Mais au fond, on s’en fout du nom du Pc, non? Quoique ça me paraît important, c’est bête… » Et puis, au bout de quelques minutes, un vague souvenir… Le souvenir d’un démon-papillon aux ailes colorées et dents de vampire…

« Tiens, j’ai envie de l’appeller Osef… »

Ainsi soit-il.

De l’eau a coulé sous les ponts, les plantages se sont succédés, les formatages aussi, les coups de gueule, les supplications désespérées quand le plantage intervient à la fin du rendu d’un fractal, mais Osef est resté Osef, j’ai pris l’habitude de l’appeller comme ça (que le geek qui ne parle jamais à son Pc me jette la première pierre, hein!), c’est son nom quoi. Osef. J’ai un Pc nommé Osef.

Malgré nos nombreux désaccords (c’est qu’il est caractériel!), je trouve qu’on forme une bonne équipe. Moi j’aime le travail bien fait, j’ai un certain degré d’exigence en ce qui concerne mes fractals notamment, quant à Osef c’est un Pc qui peut quand il veut, à l’image de l’Osef original ;) Résultat, quant on tombe d’accord, ça donne Underwater, Vieux Rose, Mystic Water et tant d’autres!

En fin de compte Osef, tu es comme mon chien: je t’engueule quand tu déconnes, mais au fond, je t’adore.